Vérités égarées
Préfacé par Hélène Echinard
| paru le 11 en janvier 2010 pages 448, format 150x230 isbn : 978-2-36124-001-1 en librairie et grande distribution DILISCO / CED 22,00 € TTC |
Communiqué de presse
Vérités égarées est une grande et belle histoire d’amour, une saga de 1975 à nos jours.
Ce roman est la fusion d'une écriture et d'un univers, c'est le choc entre le rythme et les contrastes d'un texte fluide et facile à lire, confrontés à l'émotion, l'humour, les larmes et les rires.
Laure Maurel, jeune étudiante en musique, rencontre, Adrien Dausserand, chef d’entreprise attiré par la politique. Lorsque ces deux êtres sur lesquels pèse le poids de la famille et des traditions se rencontrent, une « vérité cachée » provoque un imbroglio de sentiments croisés et de mensonges. Au fil du temps, mariée à un pianiste célèbre, Laure conservera ses émotions de femme avec ses cohérences et ses contradictions, avec son sens du devoir et ses passions - et sa route croisera à nouveau celle d’Adrien...
Nicole Delor nous dépeint avec finesse et subtilité les décors de superbes paysages entre Marseille, les calanques et le Pays d'Aix. Elle nous fait voyager à travers les continents : Paris, New York, Bali, Berlin, Saint Petersbourg... Elle sait faire chanter les lieux qui ont une âme, qui vibrent et qui chantent à l'oreille de ceux qui admirent un paysage avec le coeur : les salles de concert ou d'opéra, les maisons - qu'il s'agisse d'une bastide provençale ou d'un cabanon dans les calanques, d'un palais ou d'une église...
Son écriture vibrante, son style plein d’humour, la trame de cette saga et la richesse des personnages, témoignent de sa connaissance très fine et pertinente de l’âme humaine. Elle nous entraîne également dans un jeu de piste : chacun se trouve ainsi lancé, sans même y prendre garde, à la recherche de mots, de souvenirs, de chansons, de films ou d’objets culte...
De la révolution sexuelle à l'émancipation de la femme, de périodes euphoriques en crises économiques, cette saga nous fait vivre les grands moments des 35 dernières années et témoigne de ce que furent, pour celles et ceux qui la vécurent, cette époque trépidante et fiévreuse.
Préface de Hélène Echinard, historienne agrégée de l'université et chercheuse.
Fantaisie, aux divins mensonges
Tu reviens m’égarer encore,
Va, retourne au pays des songes,
Ô fantaisie, aux ailes d’or…
Ainsi s’exprime Gérald, le jeune amoureux, dans l’opéra Lakmé et de tels accents poétiques permettent de se plonger dans l’ambiance de ce roman tripartite, de ce triptyque qui allie au velouté des pinceaux fl amands du XVe siècle la pâte épaisse de Cézanne ou Braque dans leurs paysages de la Nerthe ou de la campagne aixoise : petites touches pour la délicatesse des sentiments des héros et larges aplats pour la violence de leur passion.
Poésie, musique, surtout classique mais aussi moderne, chansons, fi lms, sport de compétition ou de masse, ou encore leçon de gestion à l’aune de la
mondialisation, composent l’habillage savamment dosé de cette saga. Car ce qui compte ici, c’est la pérennité, sur plus de trente ans, des liens noués dès les premières rencontres entre une très jeune femme et un homme déjà mûri. Tout le reste devient l’accessoire, un accessoire qui occupe pourtant avec bonheur la majorité des pages.
Laure et Adrien construisent, chacun de son côté, une vie autre que celle qu’ils auraient pu vivre ensemble, à se regarder et à s’aimer, une existence bien remplie et même parfois accomplie, au moins pour Laure. Tous deux vont de mensonges en non-dits, de ruptures en retrouvailles manquées ou réelles, niant l’évidence qui n’est pourtant visible que pour eux (les amoureux sont seuls au monde) et pour le lecteur complice de leur secret, puisque leurs proches, tous ou presque, ignorent même leur existence réciproque… jusqu’au jour où…
La fin harmonieuse de cette quête du bonheur, enfi n apaisée et assouvie, ne laissera en terminant la boucle qu’une petite part au mensonge fondateur.
Croisant et multipliant les lieux (Marseille, Carry, Aix, Paris, mais aussi New York, Bali, Berlin, Saint-Pétersbourg…) et les personnages à la psychologie complexe, Nicole Delor sait dérouler, sans s’égarer, le fil conducteur de son histoire dans ce labyrinthe de tricheries aux accents de vérité et de vécu, comme en témoigne le titre même de son roman.
Etirée sur plusieurs décennies, la trame du récit permet à l’auteur d’évoquer avec pertinence le contexte historique, l’actualité du temps (par exemple la chute du mur de Berlin) vécue en cohérence avec l’âge et l’évolution des héros. Laure, l’héroïne principale, se veut une jeune fi lle libérée de l’époque des Seventies et pourtant si fragile, comme dit la chanson, incapable d’assumer cette liberté devant la rigidité des principes éducatifs familiaux auxquels elle a pourtant fait,déjà, quelques entorses, parfois révélées et pardonnées. Elle tient désormais une bonne raison pour mentir davantage. Le pli est pris et c’est tant mieux pour la richesse de la suite de l’histoire et le plaisir du lecteur.
Car Laure, qui ne veut pas s’avouer qu’elle a rencontré trop tôt son Pétrarque, distille, entre raison et passion, liberté et attaches, l’art subtil du mensonge à tous, à commencer par elle-même.
Cet art, ce style, c’est bien sûr, celui de Nicole Delor. Son écriture coule en description d’ambiance et de paysage, jaillit et rebondit en dialogues incisifs, ou en élans passionnels, se love à demi-mot pour des échanges à fleurets mouchetés ou s’interrompt, parfois, pour faire place tantôt à des citations poétiques, tantôt à une feuille de route au style télégraphique.
L’auteur ne laisse jamais le lecteur en repos, même s’il est en suspens, tant il se sent impliqué. Nicole Delor livre avec Vérités égarées un premier essai d’écriture romanesque, la transformation, pour employer un terme sportif, est réussie.
Hélène ECHINARD
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Lecture et dédicace pour la Fondation Ecureuil de la Caisse d'Epargne
Vérités égarées est un roman publié en un seul volume qui comprend trois parties :
Première partie : Les premiers rayons de soleil
Extrait : " Une double haie de cerisiers et de lavandes bordait l’allée qui menait à la demeure des Dausserand. À gauche, des vignes et quelques pêchers ; à droite, des amandiers aux troncs sombres et aux branches torturées. Sous la terrasse, une fontaine moussue, un banc peint en vert et des lierres grimpants. Devant elle, la bastide se dressait, fi ère de sa large façade dorée par le soleil couchant et de ses trois niveaux de hautes fenêtres. Toutes les persiennes étaient ouvertes, mais tous les rideaux étaient tirés. De magnifiques massifs de fl eurs encadraient une porte en chêne vernissé."
Deuxième partie : Le rossignol à midi
Extrait : " Laure essayait de se souvenir de ses rêves. Vaine tentative : ils s’enfuyaient dès son réveil, tels d’évanescents voiles de mousseline, et l’abandonnaient à ses doutes. Ses rêves étaient pourtant bien doux et bien agréables. Alors pourquoi s’envolaient-ils dès le matin ? Pour préserver sa vie actuelle ? Pour la protéger ? De quoi ? De qui ? D’un lent va-et-vient, les doigts de sa main droite caressaient le bord du matelas : gestuelle répertoriée, réponse discrète à ses questions, souvenirs bouleversants qu’elle refoulait au fi n fond de sa mémoire, souvenirs des dimanches soirs.
Zut ! Décidément, il me casse les pieds, Adrien.
Même à plusieurs milliers de kilomètres, il perturbe mon sommeil.
Elle entrouvrit les yeux. Le soleil s’infi ltrait à travers les doubles rideaux, pénétrait dans la chambre d’hôtel, glissait sur l’épaisse moquette et se coulait sur la couette, éclairant cette chambre aux tons de miel et de beurre, cette chambre de paix, cette chambre de transit – dernière chambre avant le retour en Europe. Cette chambre où elle souriait aux anges dès son réveil.
Délires de menteuse ! "
Troisième partie : Le sourire de Vénus
Extraits : " Laure atterrissait sur les trottoirs parisiens après un long vol plané à travers de petits nuages roses et bleus.
C’est quoi, une épouse parfaite version Adrien ?
Une fée du logis ?
Une écervelée, pas d’étude, pas de job, que des besoins ?
Une bimbo liftée à faux seins et faux cul ?
Une géronto-nounou ?
Une vicieuse expérimentée ?
Une débutante ingénue ?
Une courtisane avide et calculatrice ?
Une super intelligente, ou une super belle ? Pas les deux !
Une « Ne te dérange pas, je te bichonne, je t’admire, je t’achète tes
chaussettes, tes slips et tes chemises » ?
Laure réalisa qu’elle n’avait jamais acheté de chaussettes à Alexis, ni de slips, ni de chemises ! "
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